Spectacle tout public - À partir de 10 ans – 7 interprètes
Création le 6 Novembre 2006 au théâtre du Vellein à Villefontaine
C’est en créant notre première pièce « ECHOA » que nous avons ressenti les multiples relations qui pouvaient exister entre la « corporalité » de l’instrumentiste et la « musicalité » du geste chorégraphique. Nous voulions sortir de la traditionnelle cohabitation danse/musique, trouver de nouvelles passerelles entre ces deux moyens d’expression qui ne se réduisent jamais à n’être qu’un faire valoir, un support artificiel ou anecdotique pour l’autre. Nous avons alors recherché des connexions originales en partant de la gestuelle du percussionniste que nous avons progressivement détournée de son contexte musical. Cette gestuelle considérée de manière autonome, nous est apparue comme les premiers balbutiements très prometteurs d’un langage commun entre nos deux disciplines, car les danseurs pouvant se l’approprier, l’enrichir et lui ouvrir d’autre voies.
À leur tour, les musiciens ont pu s’inspirer de la musicalité du corps ou de la rythmicité de la respiration des danseurs, transformant radicalement l’approche de leur instrument : nous voulions faire « voir » la musique et faire « écouter » la danse, au point de ne plus savoir qui de l’un ou de l’autre, en est l’initiateur : Est-ce le mouvement qui naît de la musique ou bien la musique qui provient du mouvement…
Notre objectif, avec cette nouvelle création, est d’approfondir, de fouiller plus encore ce vocabulaire, d’élargir encore cet espace d’échange entre ces deux univers capables de s’interpénétrer jusqu’à ne devenir qu’un seul et unique monde.
Ce monde, sera celui de « Lisa », successivement femme-enfant, femme fatale ou maternelle, incarnée par la chanteuse. C’est à travers ses visions, ses rêves, ses fantasmes que les corps vont se mettre à résonner, que les instruments vont se faire entendre comme si c‘était elle qui détenait la grande partition de ce monde magnifié.
Sur scène, les interactions entre les personnages donneront lieu à des situations parfois drôles, parfois nostalgiques car inspirées de notre quotidien mais traitées de manière décalée ou onirique…
Notre choix de mettre en scène 7 interprètes très différents, multiplie les voies d’échange possibles entre danse, musique et chant, repoussant les frontières de l’imaginaire de « Lisa » jusqu’au théâtre musical d’Aperghis, à la comédie musicale ou encore aux polyphonies vocales grâce à un travail particulièrement orienté sur la voix sous ses différentes formes (chant, rythmes, onomatopées, souffles…).
Le rideau s’ouvre… Plusieurs individus évoluent sur scène dans une marche frénétique et déterminée. Une vaine agitation semble s’être emparée de cette foule. Les corps s’entrechoquent mais ne se regardent pas. Soudain un cri pétrifiant vient rompre ce ballet insensé. Ce cri, c’est celui de « Lisa ». Femme-enfant aux multiples facettes, elle se projette en permanence dans un monde rêvé, seul moyen pour elle de survivre au réel dont elle ne comprend ni les règles ni le sens.
Dès lors, ce chaos apparent qui l’entoure , sous l’influence de sa voix, empruntera t’il d’autres formes, devenant tour à tour symphonie de sons ou cacophonie massive, harmonie ou dissonance, ballet magnifique ou déambulation désordonnée.
Cette foule anonyme, inhumaine, deviendra progressivement multiplicité de personnages et de talents.
Leurs rencontres parfois improbables donnent naissance à un concert de corps et de sons sur lequel elle influe grâce au don qui est le sien : la Voix. Du cri enragé et libérateur du nouveau-né, jusqu’à la douce mélodie d’une maman qui console, « Lisa » nous embarquera avec elle dans ce monde qu’elle orchestre et met en scène à sa manière, dans lequel arts et émotions se rencontrent, se bousculent et se mélangent…
Ainsi, dans son imaginaire, une altercation réelle entre deux individus pourra-t-elle donner naissance à un duo chorégraphique d’une extrême intensité, à une joute musicale haletante où les chants et contre-chants se lanceraient des défis toujours plus périlleux, ou encore (car les possibles sont infinis) à toute autre forme mêlant la gestuelle de l’instrumentiste à la musicalité corporelle du danseur.
Le monde de « Lisa » est riche de toutes les émotions du monde réel, riche de ses beautés lumineuses mais aussi de ses fêlures et de ses paradoxes, de ses joies béates comme de ses haines irraisonnées. Toujours, comme en résonance, cet univers fantasmé transposera ces énergies dans une langue musicale et dansée en constante évolution où rien ne se fige jamais, où les interactions entre musiciens et danseurs, réalisme et fantasmagorie, décalage burlesque et fiction onirique alterneront allègrement… Nous vous ouvrons les portes de ce monde intérieur aux allures intemporelles d’opéra : Bienvenue !
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copyright : Pierre Téodoresco

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Caudry (59) - Théâtre de Caudry
le 14 octobre 2011 à 20h30 (tout public)
Thomas Guerry et Camille Rocailleux
Chorégraphie : Thomas GUERRY
Musique : Camille ROCAILLEUX
Coproduction : Service Culture du S.A.N. de L’Isle d’Abeau – Le Théâtre du Vellein / La DRAC Rhône-Alpes Mitiki / La Région Rhône-Alpes / Le Festival Momix (Kingersheim) / La Ville de Lyon
avec le soutien de : La Maison de la Danse de Lyon / La Maison de la culture de Nevers et de la Nièvre / Le Croiseur