Spectacle tout public - A partir de 12 ans – 8 interprètes
Création le 12 novembre 2009 au Théâtre du Vellein à Villefontaine (38)
Déracinement, errance, cohabitation, renouement avec nos instincts, seront les notions phares que nous aborderons dans la création.
D’autre part nous nous intéresserons au rapport que nous entretenons avec notre propre image, partant de ce postulat selon lequel : l’image de soi et l’image de l’autre renvoient, par effet de miroirs, à des interrogations qui débordent le strict cadre esthétique ou narcissique et permettent d’enrichir notre rapport au monde et à nous même.
Chaque interprète prendra part au discours musical et au discours chorégraphique.
Seul, dans l'étroitesse de son intérieur parfaitement agencé, un ancien militaire se prépare pour son rituel, la vérification minutieuse de chacune des pièces de son arme.
Aucun détail n'est laissé au hasard, mais surtout, il a besoin de sa musique, cet air Wagnérien qu'il aime tant, qui toujours le transporte, l'émeut, l'apaise.
De l'obscurité partielle de la pièce exigüe se détache une silhouette sombre… Un homme étrange, ou plutôt, une présence, semblant n'appartenir à aucune époque.
Il regarde le lieutenant Arno-Karl Mankeiev, il connait son histoire, celle qui est passée, mais aussi celle qui se prépare.
Un voyage attend notre militaire, un voyage éprouvant, sans retour, sans autre bagage que soi-même, pour une destination très particulière, régie par des règles très particulières, auxquelles lui et quelques autres devront se soumettre.
Plus tard, un vieil homme énigmatique accueille les sept nouveaux arrivants, tous arrachés brutalement à leur quotidien, d'un « Bienvenue » peu convaincant : le grand Bal des âmes perdues peut donc commencer. Dans ce huit-clos improbable, la grande mécanique maîtresse des lieux va se mettre alors en branle, propulsant nos invités contraints dans une succession étourdissante d'expériences insolites et inattendues, extravagantes et fantasmagoriques, les acculant toujours plus loin dans leurs retranchements émotionnels les plus intimes.
Mais ils ne sont pas là par hasard, d'ailleurs, rien ici ne semble dû au hasard, et tous découvriront le rôle qu'ils ont à jouer.
Peut-être parviendront-ils alors à s'émanciper de l'emprise de ce sas, de cet « entre-deux » responsable de leur métamorphose…
L’écriture de nos spectacles se fait « à quatre mains ». Ce qui nous a relié dès les débuts de notre travail était déjà cette idée parfaitement partagée qu’il n’y aurait pas d’un côté une écriture musicale et de l’autre une chorégraphie qui viendrait respirer dans les temps et tempi de cette dernière. Ni non plus une chorégraphie qui serait première et dont la musique serait une manière d’accompagnement. Mais que tout avancerait, se fabriquerait dans la même progression, s’interrogeant sans cesse de l’une à l’autre, se modifiant dans ce même mouvement de la progression.
L’histoire racontée, à ce titre, reste en quelque sorte un support. Ce qui compte vraiment, c’est précisément « l’écho » qui est inéluctablement produit par ce cheminement, par les interpénétrations de l’une et de l’autre.
De la même manière, nous attendons de nos interprètes qu’à leur tour, avec leur être propre et singulier, ils viennent enrichir, c’est-à-dire modifier la direction indiquée.
Nous avons jusqu’alors privilégié, dans nos auditions, des personnes talentueuses et plutôt jeunes, comme nous même finalement. Nous voudrions cette fois-ci, et nous y sommes tout naturellement conduits par l’évolution de notre propre regard, approcher la vieillesse, cet «état problématique» de la vie et lui donner son énergie propre.
Pour notre troisième pièce, plus encore qu’auparavant, nous nous soucierons davantage de la voix sous toutes ses formes comme puissant vecteur d’émotions ainsi que du corps, celui du danseur autant que celui du musicien, des « états » des corps, de leur présence au monde, de leur capacité à dire, à eux seuls, déjà, des sommes d’histoires et de situations.
Nous avons choisi de ne pas être interprètes de notre nouvelle création pour garder une plus grande vigilance à ne pas déroger aux intentions qui fondent notre recherche :
Des croisements d’époques, de caractères, de destins se mêlant dans l’instant plus que le passé et l’avenir de nos personnages ;
Leur traversée plus que leur point d’arrivée ;
Le sensible plus que le cérébral ;
Le lâcher prise plus que le contrôle absolu ;
La fantaisie de l’improbable plutôt que l’autorité de la logique ;
Le «sample»* (en tant que sélection partielle d’un tout) dans les individualités, dans leurs actes, dans l’espace et le temps, ici et maintenant, plutôt que le contexte clairement défini ;
Les télescopages de la raison plutôt que la cohérence ;
Des thématiques récurrentes subtilement évoquées plutôt que des messages « prêts à consommer » ;
La fragilité de celui qui s’aventure en territoire inconnu plus que la performance pure et la parfaite maîtrise ;
Le parcours émotionnel intime et unique de chaque spectateur plutôt que la linéarité d’une histoire.
* Le sample (l’échantillon) dans la création musicale est la possibilité de mélanger des sons, des styles, des instruments acoustiques et électriques de toutes les époques, afin de les accorder ensemble et d’en obtenir quelques chose d’inclassable et de neuf.
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Laval (53) - Théâtre de Laval
le 23 septembre 2011 à 21h (tout public)
Thomas Guerry et Camille Rocailleux
Chorégraphie : Thomas GUERRY
Musique : Camille ROCAILLEUX
Coproduction : LE THEATRE DU VELLEIN DE VILLEFONTAINE – CAPI / LA CLEF DES CHANTS / ADAMI / LA MAISON DE LA DANSE DE LYON / SPEDIDAM / LA RAMPE D’ECHIROLLES / LE CREA – FESTIVAL MOMIX – KINGERSHEIM / MITIKI
Avec le soutien de : LA DRAC RHONE-ALPES / LA REGION RHONE-ALPES / LA VILLE DE LYON
LE TOBOGGAN DE DECINES
Avec la participation de : CUSTOM 77 / DIDASCALIE.NET
LA DRAC RHONE-ALPES
LA REGION RHONE-ALPES
LA VILLE DE LYON
LE TOBOGGAN DE DECINES
CUSTOM 77
DIDASCALIE.NET